Arrivée au Laos

Nous y voilà, après beaucoup de péripéties, nous sommes au Laos. Les formalités de sortie de Thaïlande et d’entrée ont été longues, mais sans problème.

Juste après le poste de douane, les routes de gauche et de droite se croisent pour nous mettre du bon côté. He oui, après le Népal, l’Inde, la Malaisie et la Thaïlande, nous retrouvons notre côté droit de la route pour conduire. Mais c’est pas si simple alors, Michel a souvent besoin des rappels de Doreen « roule à droite !!! »

Notre première ville est Houayxay, il nous faut trouver des «Kips» monnaie laotienne.

Ça va pas être simple avec un change de 1 € pour 23 566 Kips. 

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Nous allons aussi visiter les restes du fort Carnot construit au début du XX siècle par les Français, ancienne puissance coloniale d’Asie du Sud Est.

Doreen veut aller voir un premier temple laotien. Il est petit, mais agréable.

Il est encore pas trop tard, alors nous prenons la route. Et là, quand on arrive de Thaïlande, ça fait un gros changement.

Plus de doubles deux voies avec terre-plein central. Nous entrons dans un autre monde.

Les gens sont encore beaucoup plus pauvres.

nous retrouvons les habitations en bois. 

souvent sur pilotis

Comme au Népal certains accèdent chez eux avec ces ponts suspendus, mais ici, parfois ils ont une porte en plein milieu. 

Malheureusement, les rizières en terrasses ne sont pas encore semées ou déjà récoltées, au choix.

Nous croisons des barrages de l’armée, mais à chaque fois, ils nous font signe de continuer notre chemin.

Notre première étape est Louangnamtha et alors qu’on commence à pendre nos marques, Inès nous voit de loin et vient vers nous. Elle nous explique qu’ils sont vers le Stupa en haut de la ville.

Elle nous indique également où est le marché, nous avons besoin de tomates et autre légumes. 

Bien approvisionnés, nous allons voir nos deux voyageurs allemands. 

Ils sont bien équipés aussi.

Ils sont en Asie du Sud Est depuis assez longtemps et attendent le départ d’un convoi qui doit les emmener en Mongolie en traversant la Chine.

En tout cas, ils sont agréables et nous passons une bonne soirée avec eux.

Le lendemain, nous les laissons et montons à une petite ville frontière avec la Chine.

Comme en Malaisie et en Thaïlande, de très grandes surfaces de forêts sont consacrées à la culture de l’hévéa. 

Les arbres sont incisés pour laisser écouler leur sève blanche dans de petits récipients.  

Quand on trempe le doigt, ça fait un peu comme dans du lait, mais très rapidement, il devient collant et en quelques secondes, on a une boule de gomme caoutchouc.

Encore quelques images sympas dans les rues

Aucun magasin n’a de porte ou de fenêtres, l’activité donne directement dans la rue, comme chez les coiffeurs et les couturières

même la masseuse.

Au marché, beaucoup de vendeuses sont en récupération de journées trop longues.

Normalement, les femmes de la région ont une coiffe spéciale, mais dans les villes, il n’est pas simple de voir ces tenues traditionnelles, alors Michel décide d’aller par de petites pistes voir ces familles.

Mais avant, juste pour le fun, Michel veut aller à la frontière chinoise. Nous savons bien qu’entrer en Chine avec Pépère n’est pas autorisé, mais nous aurons au moins vu la frontière.

Bien sûr, les douaniers du Laos nous font de grands signes pour faire demi-tour, nous essayons d’aller au plus près faire un demi-tour propre, mais non. Ils veulent que nous fassions une marche arrière. Grosse panique dans la file au milieu des camions, mais on a bien rigolé.

Du coup, comme prévu, nous prenons un petit chemin qui part dans la montagne et là, nous voyons effectivement le côté traditionnel de ces villages.

Ils sont tous surpris mais sympas.

Allez, aujourd’hui, on est en forme alors on va pousser encore plus loin dans les chemins de plus en plus étroits

y a même des petits gués.

Mais là, c’est plus possible

Alors, demi-tour comme on peut.

Le soir, nous retournons vers nos amis Allemands. 

Cette fois, on se quitte et après la visite de grand stupa, nous prenons la route de Luang Pradang.

Quelle galère… La route est défoncée avec des pentes toujours plus prononcées.

et des camions chinois tous les 5 virages, et pour ces petites routes, ils sont beaucoup trop longs

Dans un premier temps, Michel sort de la route à la limite du vide pour en éviter un qui a besoin de toute la largeur pour faire tourner son attelage.

Pas très loin, en voilà un qui s’est un peu loupé

encore plus loin, nous sommes bloqués presque une heure, le temps qu’ils enlèvent cet autre très mal en point.

Pour tout dire Doreen flippe pas mal et elle est heureuse d’arriver dans une ville où nous rencontrons deux jeunes voyageurs français.

Ça fait toujours plaisir de pouvoir parler sa langue alors nous prolongeons ce moment autour d’une glace dans un café.

Ils sont en van Peugeot, mais sur les routes défoncées du Laos, après un premier bris de suspensions, ils se déplacent en bus et en scooter . Belle parenthèse, nous les laissons pour continuer jusqu’à Nong Khiaw

Nong Khiaw au bord de la rivière, c’est normalement très beau, mais la fumée dégagée par les brûlis dans toute cette partie du Laos, diminue fortement la visibilité en cette saison. C’est bien dommage, mais nous restons malgré tout deux nuits sur le parking de l’éco loge 

juste à côté de ce petit ruisseau.

Nous visitons un premier musée de la guerre et une grotte criblée d’éclat d’obus. Mais nous traiterons ce sujet très important dans quelques jours.

Impossible de venir ici sans faire une promenade sur la rivière 

 

Nous n’avons pas vu passer les 3 heures. 

Nous avons été surpris de voir plein de jeunes européens dont  des français sur ce site, mais après les avoir questionnés, il semble qu’ils sont beaucoup à être inscrits sur des sites où se débloquent des voyages pas cher.  Alors, cette fois, c’était pour des randonnées en forêts de Nong Khiaw.

Il y en avait aussi qui faisaient l’Asie du Sud Est en sac à dos.

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